Autour de l'A.G.2011 chez les Ch'tis

Compte rendu a été mis en forme et placé sur le site par Suzanne et Michel MATHIAUD sur des textes réalisés à tour de rôle par les adhérents volontaires.

 

Dimanche 9 octobre 2011

 

Regroupement à Valjoly.

 

Certains viennent directement du Salon du Bourget, d'autres directement de chez-eux, mais tous sont heureux de se retrouver, malgré la pluie, pour découvrir le parcours que nous ont préparé Danielle et Daniel.

 

Déjà, une visite nous est proposée à Wallers-Trélon : "Les Pierres Bleues". Un artisan a bien voulu nous consacrer une partie de son dimanche pour nous faire connaître son travail, au sein de son atelier. La pierre bleue est un calcaire gris-bleuté qui se marie parfaitement avec le rouge brique traditionnel du Nord. Aujourd'hui la carrière locale est plutôt exploitée pour concasser du remblai destiné aux infrastructures routières ou ferroviaires. La "belle" pierre bleue qui servira , à la construction, aux sculpteurs ou aux aménagement de luxe vient essentiellement de Belgique.

 

 

Puis, certains ne veulent pas renoncer à la balade prévue et bravent le mauvais temps à travers les rues du village. Le circuit, jalonné de bornes explicatives en pierre bleue, permet de découvrir les maisons, toutes construites avec cette pierre calcaire et couvertes d'ardoises. Cette association crée une harmonie architecturale.

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Lundi 10 octobre 2011

 

Matin : l'Atelier-Musée du Verre de Trélon

 

Départ de Valjoly par une météo maussade, pour prendre la direction de Trélon, afin de visiter le musée du verre. Nous sommes accueillis par une jeune guide, pleine d'humour et d'énergie. Devant deux fours imposants, elle nous expose longuement les techniques de fabrication du verre, de l'époque gallo-romaine à nos jours.

 

 

Une équipe composée de deux professionnels et de trois apprentis, en cours de formation, réalise une démonstration de soufflage de verre qui transforme, en quelques minutes et avec beaucoup de dextérité, une boule de matière en fusion, en objet multicolore.

 

 

Après-midi : le Musée du Textile et de la Vie Sociale de Fourmies

 

L'après-midi est consacrée à la visite du musée du textile et de la vie sociale à Fourmies. Il est installé dans une ancienne filature qui a fonctionné de 1874 à 1978. Un guide très compétent nous fait découvrir toutes les étapes menant de la laine brute au produit fini. Quelques scénographies amènent plus d'un, à évoquer le passé, avec un brin de nostalgie.

Nos guides ne peuvent pas passer sous silence la tragique journée du 1er mai 1891 qui fut marquée par la sinistre fusillade qui a inscrit pour toujours le nom de Fourmies dans l'histoire de dures luttes ouvrières.

 

En admirant, au passage, le moulin à eau de Grand-Fayt , nous nous rendons à Maroilles, pour une petite découverte pédestre de la ville, avant de passer la nuit chez un des derniers producteurs fermiers du célèbre fromage. La journée se conclut autour d'un vin chaud offert par Chantal et Philippe. Qu'ils en soient remerciés.

 

 

Suzanne et Lucien ROUX

 

 

 

 

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Mardi 11 octobre 2011

 

Matin : Visite de la ferme de Cerfmont chez M. et Mme DRESNES et fils

 

M Dresnes  nous accueille pour nous présenter toutes les étapes nécessaires à la fabrication du fromage d'appellation Maroilles, des dérivés comme le Dauphin avec estragon, ainsi que des Boulettes d'Avesnes avec ou sans paprika.

Ils sont aidés par 4 salariés. Bien sûr, pour faire du fromage, il faut des vaches. L'exploitation comprend 100 vaches laitières de race Holstein et 1 vache rouge flamande. Leur production est d'environ 8000 l de lait par vache et par an. La traite est robotisée. Ce robot peut même détecter les maladies, ce qui est très important pour éviter les risques de contamination. Le lait est analysé régulièrement  afin d'assurer un suivi de la commercialisation.

 

 

Pour la fabrication d'un fromage de 720grs, il faut 7 litres de lait. 40 tonnes de Maroilles par an sont fabriqués et commercialisés à 30 kms aux alentours. Le Maroilles a connu un succès grandissant, depuis la sortie du film les CH'TIS.

 

 

Chez nous, en Alsace, on ne faisait pas comme ça!
Chez nous, en Alsace, on ne faisait pas comme ça!

Après midi : Visite de la brasserie "la Choulette" à Hourdain

 

Présentée par Mme BONIFACE, la brasserie existe depuis 1885. La recette de la bière a des origines égyptiennes puis gauloises.

La production de cette brasserie est de 4800hl par an. La bière est vendue dans les centrales d'achat, au salon de l'agriculture, et dans les estaminets. 10% de leur production est exportée en Angleterre, en Allemagne, aux Etats Unis.

Afin d'être toujours plus performant, l'atelier de fabrication est en pleine transformation.

 

 

 

A la fin de la visite nous sommes reçus dans l'estaminet de la brasserie, afin d'apprécier et déguster un échantillon de l'ensemble des fabrications.

 

                               Equipage APOSTOL

 

 

 

          Et le soir, non loin d'un cimetière,

 

 

 

 

 

même pendant l'apéro, on parle....

 

 

 

 

                                                    on parle...

 

 

 

 

          on parle... Vidange!

 

 

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 Mercredi 12 octobre 2011

 

Matin : Les dentelles de CAUDRY dites "de Calais"

 

  Après un film documentaire, Angélique, notre guide nous conduit dans l'atelier pour nous présenter la machine Leavers, d'origine anglaise. Cette masse de près de 15 tonnes réalise , en 3 jours, un rouleau de dentelle de 6 mètres de large et de 90 m de long.

  

   Elle est "pilotée" par un ensemble de cartes perforées qui ne sont pas sans rappeler l'orgue de barbarie.

   Aujourd'hui, les industriels - il en reste 6 à Caudry - utilisent le pilotage informatique. 800 personnes travaillent encore dans ce domaine.

  

 

  La suite de la visite nous amène devant des créations d'artistes contemporains. Nous terminons par la dentelle de la robe de mariée de Kate Midelton. La commande fut passée un an à l'avance. Pour garder le secret, les 6 usines furent sollicitées.Trois motifs furent retenus par le couturier, mais les créateurs ne découvrirent ses choix qu'en visionnant la cérémonie à la télévision.

 

 

 

 

 

Après-midi : Les Bêtises de Cambrai

 

L'après-midi, nous découvrons la fabrication artisanale (6 employés) de la Bêtise de Cambrai, chez la Maison Despinoy. Anne , après nous avoir accueillis avec une corbeille de bonbons encore chauds, nous conte la légende qui veut que la maladresse d'un

apprenti soit à l'origine de cette création.       

Le moment le plus spectaculaire est l'oxygénation du sucre cuit qui le transforme, encore chaud, d'une couleur caramel en une masse blanche qui sera parfumée à la menthe pour la Bêtise traditionnelle. Dans la rouleuse, le sucre blanc sera étiré, mélangé astucieusement avec un filet de caramel brun, découpé en morceaux de 5 grammes immédiatement emballés. Une souffleuse recrache le produit fini, un peu à la manière d'une mitrailleuse.

 

Equipage BESANCON

 

 

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Jeudi 13 octobre 2011

 

Matin : Histoire et Patrimoine : La Chaîne des Terrils

 

   Nous avons dormi sur le site 11/19 de LOOS en GOHELLE.

Ce matin, au programme, la chaîne des Terrils (ou Terris, les 2 orthographes sont admises, mais, attention on prononce "terri"). Patrick et Rémi, de l’association  qui contribue à la préservation des terris, seront nos guides.

1)      Les mines, leur histoire dans le Nord-Pas-de-Calais

- 3 février 1720 : début de l’exploitation du charbon au nord de Valenciennes.

- 7 juin 1842 : découverte du charbon dans le Pas de Calais en creusant un puits à eau, à Oignies.

- 1850 : la Compagnie des mines de Lens est mise en place.

Dans cette région, l’activité ira grandissante (exceptées, bien sûr, les périodes troublées par les 2 guerres). On extraira le minerai de charbon jusqu’à 852 m de profondeur, voire -1003 m vers Boulogne. Il y aurait 100 000 km de galeries dans la région. La température pouvait y atteindre 40°

- 1920-1924 : reconstruction du chevalement métallique du puits n°11 (hauteur : 45 m).

- 1945 : les mines sont nationalisées : création des Houillères du Bassin Nord-Pas- de-Calais (HBNPC).

- 1949 : arrêt du puits 11.

- 1960 : fonçage du puits n°19 et mise en service de la tour d'extraction (tour en béton moderne d'une hauteur de 66 m qui a fonctionné jusqu’en 1986). Ce puits de concentration permet de remonter jusqu’à 8000 tonnes de produits bruts par jour dans des berlines à 4 étages superposés, soit 54 millions de tonnes en tout.

Pour la région, on totalise 852 puits de mine/326 terrils/2,4 milliards tonnes de charbon extraites.

- 1986 : arrêt de l’activité minière à Loos en Gohelle.

- 1992 : inscription à l’Inventaire supplémentaire des Monuments Historiques du chevalement métallique n°11 et de la tour d’extraction n° 19.

 

2)   Mineur, une vie risquée

Patrick est bien informé sur le sujet, étant lui-même fils et petit-fils de mineur.

Au début, pas de 3X8, le mineur travaille de 5H00 à 14H00. Plus tard, avec les 3X8, la nuit sera consacrée à la maintenance et au contrôle des galeries au grisoumètre.

Le travail est payé au linéaire, ensuite à la berline. L’étayage peut être parfois trop rapide, mais le porion (le contremaître) a l’œil. Les pauses sont par conséquent courtes, le mineur mange sa « sieste » (sorte de sandwich) dans une posture particulière : il ne s’assoit pas, il prend la position de sécurité, dos au mur, accroupi sur ses talons, prêt à filer si besoin. La température très élevée l’oblige à boire 7 à 8 litres d’eau.

Avant 1884, les enfants de moins de 9 ans travaillent au fond : ils sont bons à tout faire, notamment aller où un adulte ne peut pas aller.

De retour au coron, le mineur consacre son temps au jardin, au poulailler mais fait aussi la fête avec ses potes : il a besoin d’un exutoire ! C’est la femme qui s’occupe de la famille.

S’il y a mobilisation et grève, la solidarité des fosses est totale. Au fond, il n’y a qu’une seule nationalité, qu’une seule couleur : les « gueules noires ».

Justement : d’où vient-elle cette main d’œuvre ?

Au fil des années, il a pu y avoir de 29 à 81 nationalités : Belges, Britanniques, Italiens, Polonais, Nord-Africains…..Les Belges, Anglais et Italiens apportèrent beaucoup de technique en cette fin de 18e siècle, nous avions pris du retard avec ces temps de Révolution française !

Les mineurs ont payé un lourd tribut, pas moins de 25 000 tués sur le Pas-de-Calais auxquels il faut ajouter les maladies liées au travail.

  3)      Les terrils, un patrimoine à sauvegarder

Après avoir comblé des marais, on crée les terrils à partir de 1810-1820.

Il s'agit d'énormes tas de déchets provenant de la mine (appelés stériles). On a trié le minerai à la main d’abord, puis mécaniquement plus tard, notamment pour la fosse 19, avec son automatisation très poussée et son lavoir moderne.

Dans le Nord Pas de Calais, on en dénombre plus de 300.

Un terril est plus chaud du côté sud et une combustion lente peut se produire à l'intérieur de certains (70° à 10 cm de profondeur); elle donne naissance à des matériaux utilisables pour la construction routière qui sont exploités à l’image de ce que l’on a pu observer derrière le site 11/19.

D’autres ont été aplanis pour embellir le paysage.

 

Les terrils présentent une grande richesse écologique. Au fil du temps, ils ont été colonisés par toutes sortes de plantes et animaux, quelquefois étrangers à la région.

Aujourd’hui, pour sauvegarder le patrimoine minier, des dossiers sont en cours pour sauvegarder 100 terrils, soit 1 au km2.

Ici, à Loos en Gohelle, les terrils dits « jumeaux » avec leurs dômes culminants à 186 m, sont les plus hauts d’Europe.

 

 

 

 

Après-midi : Histoire et Mémoire

 

1914 : les Collines de l’Artois sont aux mains des Allemands. La reconquête de ces hauteurs va se faire au prix d’un véritable carnage.

1)      Nécropole de ND de Lorette

D’octobre 1914 à octobre 1915, de violents combats ont lieu sur la colline de Lorette, notamment au cours de la 2ème bataille de l’Artois (9 au 25 mai 1915).

- Le cimetière : Nous sommes en présence du plus grand cimetière en France pour 14/18 : 19 000 soldats identifiés (+ 23 000 corps non identifiés).

Les sépultures sont toutes les mêmes quel que soit le grade du soldat. Sur chaque stèle, figure le nom du soldat, son grade et le nom de son régiment, la date de sa mort ainsi que la mention « mort pour la France » conformément au décret de 1920 qui donne cette distinction à tous les soldats morts pour la France.

- La tour lanterne : témoignage de la guerre et symbole de la paix, elle porte l’inscription « peuples soyez unis, humains soyez ». A l’intérieur, dans la crypte, 32 cercueils y ont été déposés (soldats inconnus de 14/18, de 39/45, de la guerre d’Algérie et de la guerre d’Indochine, 1 déporté aussi).

- La basilique : il est tout à fait inhabituel de trouver une Basilique dans un tel cimetière. A l’origine, ND de Lorette, lieu historique lié à une guérison miraculeuse, avait sa chapelle… La Basilique a été construite de 1921 à 1937. C’est un évêque, Monseigneur Julien, qui fit édifier ce lieu du souvenir. Il l’a voulu témoignage et pédagogie de l’horreur de la guerre.

Une garde d’honneur (association de 4000 membres) assure une permanence de mars à novembre. Chaque membre « donne » au moins 1 jour de l’année pour assurer cette permanence.

 

2)      Mémorial Canadien de Vimy :

On n’a pas réussi à reconquérir la colline de Vimy en 1915. Il faudra attendre avril 1917 : c’est la 3ème et dernière bataille d’Artois. L’armée Britannique a 4 divisions canadiennes ici à Vimy. Les Canadiens vont préparer très, très minutieusement l’attaque (repérages aériens, entraînements sur collines voisines, maquettes, creusement et aménagements de tunnels à 10 m de profondeur, pouvant aller à la verticale des lignes allemandes).

Le 9 avril 1917 à 5H30 du matin, sur 14 km de front, 20 000 canadiens sortent des tranchées et mettent en œuvre la technique du « front roulant » : toutes les 3 min, en alternance, artillerie, fantassins et chars, entrent en action. Début mai, le succès est total, mais le tribut payé est lourd : 3 598 soldats canadiens morts et 10 602 blessés.

Ce site criblé de trous, où il y a encore des explosifs, n’est pas accessible partout.

- « Naissance d’une nation » :

C’est la 1ière fois que les Canadiens combattent en tant que corps indépendant.

Cette victoire, qui va constituer un tournant pour les forces alliées, crée au Canada un sentiment d’unité, d’honneur et de fierté. A propos de cette bataille, après la guerre, le général Ross déclara : « J’ai été témoin de la naissance d’une nation ».

- Le parc commémoratif canadien (100 ha de terre donnés par l’état français aux canadiens) comporte les tombes des soldats canadiens, morts sur les champs de bataille de 14/18.

- Le mémorial, construit entre 1925 et 1936, commémore la bataille de Vimy. Il a été élevé à la mémoire des 66 000 morts canadiens de la Grande Guerre. Sur ses parois, sont inscrits les noms de 11 285 soldats canadiens manquant à l'appel et présumés morts en France. Il est très impressionnant avec ses 2 colonnes jumelles et ses sculptures chargées de symboles.

 

On comprend aisément l’importance de ce lieu sacré pour les Canadiens.

 

 

Paulette BARDOUX

 

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Vendredi 14 octobre 2011

 

Matin : Lewarde

 

   Lever de bon matin pour un départ à 7h45 pour le Centre Minier de Lewarde.

Il s'agit d'un ancien centre minier parmi les plus importants et les mieux aménagés de la région.

Il est installé sur le carreau de l'ancienne fosse Delloye.

 

 

 

   Le visiteur, accompagné d'un ancien mineur qui sert de guide, est plongé dans un univers d'un autre temps : salle des pendus

 

 

 

 

 

 

 

lampisterie, reconstitution de galeries.

La fosse fut ouverte en 1931 et fermée en 1971. En 40 ans, 1000 mineurs ont extrait 8 millions de tonnes .

Nous nous enrichissons même de nouveaux mots, comme "barrette" pour casque et "béguin" pour foulard.

 

 

Après-midi : Visite de la ville d'Arras

 

Arras est l'une des rares cités à posséder deux sites consacrés par l'UNESCO :

- sa citadelle Vauban

- son beffroi.

Le beffroi datant de la fin du Moyen-Age, a malheureusement été détruit par les bombardements de la 1ère guerre mondiale. Il a été reconstruit à l'identique en même temps que les deux places de la ville, mondialement connues pour leurs 155 façades à pignons de style baroque flamand.

           

 

 Sous la place principale, s'étend un réseau de souterrains : les Boves. Au début, ce furent des carrières de craie qui devinrent, au fil du temps entrepôts, abris anti-aériens... Pendant la 1ère guerre mondiale, ce réseau de galeries fut aménagé par l'armée britannique. Jusqu'à 24 000 soldats y séjournèrent, ce réseau fut le point de départ de la bataille d'Arras, en avril 1917.

         

 

 

   En fin d'après-midi, nous avons associé culture et gastronomie. En effet, de nombreux équipages se sont retrouvés à la charcuterie pour se procurer la célèbre andouillette d'Arras, puis d'autres ont terminé la soirée devant une marmite de moules/frites.

 

 

 

 

 

Equipage PICORNOT

           

 

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Samedi 15 Octobre

 

Assemblée générale

 

            Tout le monde se retrouve à "L'Oiseau Perdu", à Merville. Certains étaient même là depuis quelque temps...

 

 

Le cadre est agréable, les débats sont sereins, ils ne sont troublés que par quelques éclats sonores venus d'une réunion voisine. Les hauts-parleurs sont vite débranchés par un spécialiste.

     

 

    

            Le porcelet qui grille dans le barbecue géant laisse augurer d'une soirée sympathique.

 

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Détour par Aire-sur-la-Lys
Détour par Aire-sur-la-Lys

Dimanche 16 Octobre

 

  

 

Après le bon repas Chti animé par le patron de l'Auberge, ce matin,  les équipages présents peuvent profiter d'une matinée détente et, c'est en fin de matinée que nous nous rendons à La Coupole, sur le site d'Helfaut où nous prendrons notre déjeuner.

 

Après-midi : Visite de "La Coupole"

 

   A 14 h, on nous équipe d'un audio-guide. Nous pénétrons dans la Coupole, en empruntant ce long tunnel dans lequel arrivaient les trains chargés de V2.

La Coupole, 72 m de diamètre, 5,5 m d'épaisseur, 55000 tonnes de béton, était destinée à protéger la salle de préparation au tir des fusées V2. Vaste salle avec des murs gigantesques (20 m de haut). Elle a été construite en 1944, pour l'armée allemande, et était destinée au lancement de fusées V2, sur Londres.

C'était une base secrète, "au cœur de l'histoire de la Seconde Guerre Mondiale"et là, aurait pu se jouer le destin de l'Europe. Fort heureusement cette base , grâce à des renseignements fournis par la Résistance, ne fut jamais réellement opérationnelle.

C'est aujourd'hui un musée qui nous plonge dans l'atmosphère d'un conflit qui a fortement marqué la région Nord-Pas-de-Calais. On revit en images, les grands moments de l'occupation du Nord de la France par l'armée allemande, l'invasion, l'exode, la vie quotidienne de la population, la résistance et la libération. Après cette visite fort intéressante, nous regagnons notre camping-car, sur le parking de La Coupole, où nous passerons la nuit

 

Claude Poignard

 

 

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Lundi 17 Octobre 

 

Matin : Visite de la cristallerie d'ARQUES

 

Le guide présente ARC INTERNATIONAL, nouveau nom de la verrerie, ou comment une petite verrerie est devenue un groupe international, leader mondial des Arts de la Table.

Un film retraçant les différentes techniques de fabrication du verre est ensuite projeté.10 700 personnes sont employées en France, 17 000 dans le monde.

L'entreprise, leader mondial des Arts de la Table propose des gammes complètes sous six marques différentes et complémentaires : Arcoroc, Luminarc, Cristal d'Arques. etc    

Arc International, , nous ouvrent ses portes et nous livrent ses secrets. Par un chemin balisé, nous pouvons suivre la fabrication et assister à la réalisation des articles. Formée à 1 500°C, la goutte de verre en fusion se transforme, sous nos yeux, en quelques minutes, puis, l'article est immédiatement emballé et prêt à être expédié.

La visite se terminera par un petit séjour au magasin.

Après-midi : Visite de la Distillerie de Genièvre à Houlle

 

Fondée en 1812, la genièvrerie est dirigée par la famille Persyn depuis 1944, qui veille au grain, et nous invite à approcher les secrets de fabrication artisanale de cette eau de-vie typique des Flandres.

Pour commencer, nous découvrons un film sur la fabrication du genièvre.

Puis nous dégustons un petit verre de genièvre, le plus fort pour les hommes, et le plus doux pour les dames; ensuite chacun recevra une mignonette.

Sa saveur est le reflet de notre terroir dont il tire l’esprit par le seigle, par l’avoine et par l’orge, récoltés dans la région.

Sa qualité est l’héritage des méthodes traditionnelles, villageoises et familiales des maîtres d’œuvre.

Son secret réside dans le soin apporté à toutes les étapes de sa fabrication, et dans les proportions du mélange des céréales qui le composent.

L’amidon des céréales étant d’abord transformé en sucre, la levure permet ensuite l’obtention d’un moult fermenté.

Puis vient le moment de la distillation, ils sont encore les seuls à l'effectuer en alambics simples, chauffés par la flamme.

Pendant les trois passages successifs et lents, dans des appareils en cuivre aux se forment au-dessus du foyer, des alliances subtils donnant des goûts et des arômes d’exception. C’est au troisième passage que les baies de Genièvre viendront parfumer l’eau-de-vie de grains.

Le Genièvre vient de naître, mais il faut l’élever et le surveiller dans six chais où il vieillira dans d'anciens fûts de chêne.

Après plusieurs années, ce sera l’assemblage des eaux-de-vie de différents âges pour unir la force des plus jeunes à la courtoisie des plus vieilles, afin de nous apporter la quintessence sèche mais moëlleuse des parfums du terroir.

Avant d'atteindre Bergues, un petit détour va permettre, à certains, de découvrir le Kasteelmeulen - moulin du château-, construit sur le Mont Cassel, point culminant des Flandres. Jadis, il y avait une vingtaine de moulins, dans la région.

Élément du patrimoine local, il offre une vue superbe sur la plaine qu'il domine.

Non loin de là , dans le jardin public qui l'entoure, se tient fièrement la statue de Foch érigée en 1928. Le Maréchal avait établi son quartier général à Cassel de 1914à 1915.

 

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Mardi 18 Octobre

 

Matin : Visite de Bergues

 

Le sort ne m’a pas été favorable « au tirage », car, malheureusement, je n’ai aucune référence, n’ayant pas vu le film CHEZ LES CH’TIS, tourné à BERGUES, située en Flandres françaises et qui, depuis, en a fait sa renommée.

   Nous avons rendez-vous à 10 h devant l’office du tourisme, logé dans le Beffroi datant des XIIème ,XIVème et XXème siècles, symbole des libertés communales. Initialement d’une hauteur de 54 m son campanile servait de tour de guet. Dynamité en septembre 1944, il fut reconstruit en 1961 pour n’atteindre qu’une hauteur de 47 m. Il est flanqué d’une girouette représentant le lion des Flandres. Toujours doté d’un carillon de 50 cloches dont 30 sont anciennes, les 20 autres ayant été installées en 1972,il sonne, tous les quarts d’heure, des mélodies différentes.

BERGUES est une ville fortifiée, située à 12 km de la mer. Auparavant, c était un port de mer. Les maisons sont construites en briques blanches.

Les rues sont circulaires, car, dessous, se trouve un canal dans lequel étaient plantés des pieux en bois (un peu comme le village d’Astérix) qui, du temps des Vikings, les protégeaient de leurs invasions.

Les moines ont inventé le fromage de BERGUES doté, aujourd'hui, d’une AOC.

 

Dany Boon né à Armentières, souhaitait réaliser son film dans cette ville. Mais le maire lui imposait des dictats incontournables. Aussi s’est-il tourné vers BERGUES qu’il connaissait bien, pour y avoir un oncle carillonneur.

 

Puis commence le « ch’ti tour »; entrecoupé d’anecdotes relatant certaines scènes du tournage.

 

Scène 1 : le Beffroi

 Celle située à l’intérieur a été tournée, en réalité, dans un studio en région parisienne- la banderole a été quelque peu malmenée par un grand coup de vent. Un coin s’est accroché à la grande aiguille du cadran. Il a fallu faire venir une nacelle équipée d’un bras articulé, mais l’intervenant avait malheureusement le « mal de mer », donc l’intervention a duré un certain temps.

 

Nous passons ensuite devant l’église SAINT-MARTIN, ancienne hallekerque détruite en 1940/1944 et reconstruite en 1959, mais avec deux nefs, au lieu des trois qu’elle possédait initialement.

En face, se trouve le musée qui fut l’ancien Mont de Piété, construit en 1630, ayant pour particularité un pignon décoré imitant des fenêtres murées.

 

A noter, également, que BERGUES étant une ville militaire, possédait deux citernes.

 

Puis nous nous arrêtons devant le monument aux morts où l’on peut voir les impacts de balles sur la statue du soldat allongé.

 

Scène 2

 Nous apprenons que sur ce site était installé « le camp » du tournage avec l’équipe et l’intendance.

Le tournage a débuté en mai 2007 et a duré 3 semaines. Dès février Dany Boon était venu faire des repérages pour définir les lieux qui allaient être « utilisés » dans le film.

 

Scène 3 : pluie sur BERGUES

 Malheureusement pendant tout le tournage, il n’a pas plu sur BERGUES.

Aussi des rampes à eau ont-elles été branchées sur les bouches d’incendie de la ville, mais certains compteurs ont explosé, provoquant quelques inondations dans certaines caves des riverains.

 

Scène 4 : tournée du facteur, rue Faidherbe

C’est la façade de la maison du 24 qui a été utilisée, mais c’est dans la maison située au 23 que les scènes d’intérieur ont été tournées. Des modifications ont été apportées sur l’ameublement de l’appartement et depuis les pièces sont restées en l’état. Il a fallu 12 prises pour la scène avec le morceau de sucre imbibé d’alcool de genièvre. En réalité le sucre avec été remplacé par des morceaux de mousse, et le genièvre par de l’eau.

  Puis nous nous dirigeons vers le Pont Saint Jean, situé sur le canal du nord, où nous découvrons la plus vieille maison de BERGUES, actuellement restaurant, construite en 1597, pour arriver à la poste.

 

Scène 5 : la Poste

Il s’agit d’un ancien bâtiment de Gaz de France situé sur la place du marché au fromage, qui a été modifié pour l’occasion. Bon nombre de personnes ont déposé des courriers dans la boîte aux lettres ou ont essayé de retirer de l’argent dans le DAB fictif qui « avalait » les cartes bleues.

En revanche la scène du collage de timbres a eu lieu en studio.

 Scène 6 : le maroilles trempé dans le café

Un peu plus loin, au 25 de la rue se trouve la maison dont la cuisine a été réaménagée pour le tournage. Devant de dégoût de Kad à la vue et à l’odeur du Maroilles trempé dans le café, 6 boules de maroilles ont été nécessaires, compte tenu du nombre de prises. Elles avaient été stockées dans la cave pour ne pas « parfumer » toute la maison.

Puis nous arrivons sur le pont, situé à proximité des anciens abattoirs. Sur ce pont, a eu lieu une scène mémorable.

Scène 7 : le pipi

Initialement les deux compères étaient équipés de poches plastiques placées sous les aisselles remplies de liquide teinté reliées par un tuyau jusqu’au niveau du sexe qui, lorsqu’ils presseraient dessus, devaient faire sortir le liquide pour donner l’illusion d’uriner. Or, malgré tous leurs efforts, les poches n’ont jamais fonctionné. Ils ont donc ingurgité quelques bouteilles de bières dont les effets n’ont pas tardé à se faire sentir. La scène a donc eu lieu « en réel ». Seulement Kad n’a pas pu s’arrêter à temps et lorsqu’il a « rengainé », ça a continué de couler dans son pantalon. 

 

"Excusez-moi, la visite n'est pas encore terminée!"
"Excusez-moi, la visite n'est pas encore terminée!"

  

Puis nous passons rue J Mermoz devant une remarquable maison datant de 1695.

 

Scène 8 : le café de la poste

La cascade effectuée par une doublure est réussie dès le premier essai. Elle est en vélo et poursuivie par une voiture de police. Elle dévale la rue pour atterrir dans le café de la porte (une lettre a été changée)

Dans cette rue, se trouve la poste qui, pour les besoins du film, a été transformée en hôtel des impôts.

 

Scène 9 :

Nous arrivons devant la Mairie construite 1665. Au début du film arrivée de Kad et Dany. La cascade réalisée est réellement faite par lui et c’est sur cette place que se trouvait la friterie à Momo, mais qui n’a jamais servi.

 

Après ce périple, nous pouvons dire que le film n’a plus de secrets pour nous.

 

 

Equipage LIENARD

 

Il est alors grand temps d'aller se réchauffer et se restaurer autour d'une table conviviale!
Il est alors grand temps d'aller se réchauffer et se restaurer autour d'une table conviviale!

 

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Mercredi 19 Octobre

 

Matin : Les remparts de Gravelines

 

            Le vent qui nous a bercés toute la nuit s’est calmé. Les mouettes ont repris leur valse lente au-dessus des bateaux. Le soleil qui transperce la brume nous accompagne vers l’embarcadère. Bientôt, les barques entament leur lente progression sur les canaux. Et la guide raconte … Gravelines.

            Petit hameau de pêcheurs, Gravelines devient vite un enjeu stratégique. Thierry d’Alsace y établit un port en canalisant les eaux de l’Aa, y fait construire une maison forte. La ville est fortifiée légèrement (remparts de terre et de pieux). Charles-Quint continue dans cette voie. Une série de conflits éclate au XVII° siècle … En 1654, les ¾ des habitations sont détruites. A partir de 1658, Vauban s’occupe de remanier la ville et de la fortifier selon son concept en étoile.Notre progression sur l’eau nous offre une autre approche de la défense de la place : l’arsenal avec son ensemble d’installations militaires, les citernes, les casemates.

            Au XIX° siècle, les poissons, source principale de l’activité s’éloignent du port, les pêcheurs aussi, et des hameaux extra-muraux s’y développent (Les Huttes, Petit Fort Philippe). La pêche en Islande fait vivre le pays.

         

   Au bout d’une heure, Gravelines a livré son histoire. Nous avons admiré les bastions, les courtines demi-lune, les contre-gardes si bien préservées. La visite s’achève par une promenade dans les jardins des remparts.

            L’après-midi verra le groupe se diriger vers le Cap Blanc Nez.

 

                                                                                                                        Maïté FOURNIER

            Le Cap Blanc-Nez est un endroit emblématique de la carte de France. Quand il fait beau, ce qui est le cas lors de notre passage, les côtes anglaises sont parfaitement visibles; d'ici, Napoléon ou Hitler ont pu rêver d'invasion. On peut simplement regretter que les camping-caristes ne soient pas les bienvenus, que ce soit au sommet ou au pied de la falaise. Néanmoins, les plus téméraires bravent le sens interdit afin de trouver un stationnement provisoire qui permettra d'escalader le site.          

            Nous nous retrouvons sur l'aire de Boulogne-sur-Mer, autour d'un sympathique apéro "espagnol" pour remercier une dernière fois Danielle et Daniel, pour leur travail de préparation du périple qui a donné à beaucoup, l'envie de revenir dans le Nord.

 

 

 

 

 

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