Autour de l'A.G. 2010 en Bourbonnais/Berry

 

Dimanche 3 Octobre

 

Rassemblement à Saint-Bonnet-Tronçais

 

  

Nous avions hâte de revoir nos "Amis de la famille Dethleffs".

 

Le premier point de rendez-vous était fixé le dimanche 3 octobre à Saint-Bonnet-Tronçais.

 

Charmant village avec ses trois étangs, sa grande forêt de 10.534 ha (soit la superficie de Paris), ses fontaines répertoriées, 61 km de sentiers balisés, 70 km de pistes équestres, voile, pêche et cueillette de champignons.

 

Arrivée de nos premiers Amis vers midi dont nos hôtes Michel et Suzanne.

 

A peine arrivée, Suzanne a pris en charge un groupe pour une balade en forêt, vers l’étang de Saint-Bonnet, d’autres sont allés à l’étang de Morat,  et d’autres à la cueillette des champignons.

 

Dès son retour de balade, Suzanne a remis aux équipages présents, une carte du département, la fiche du programme du lendemain et des dépliants sur les lieux à visiter.

 

Puis Michel et Suzanne nous ont fait un cadeau d’accueil en remplacement d’une visite de la forêt qui devait être payante et qui, finalement, a été assurée par nos hôtes , le lendemain :

Fromage du pays, vin de Saint-Pourçain et une spécialité de la région un "pâté de pommes de terre à la crème fraîche" - un vrai régal.

 

Bien sûr, le soir, nous avons fait notre traditionnel "apéro".

 

La nuit fut moins calme, car perturbée par de grosses pluies et l’horloge du village qui sonnait toutes les heures.

 

L’équipage Morlot nous rejoint vers 8 heures le lundi matin.

Nous étions alors onze équipages pour débuter à 9 heures notre escapade . . .

 

Chantal Wehrlé

 

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Chêne de la Résistance
Chêne de la Résistance

 

Lundi 4 Octobre

 

Matin : Forêt de Tronçais

 

  

Après les retrouvailles du dimanche après-midi et une nuit relativement calme, nous nous réveillons sous une pluie battante.

 

A 9 heures, nous partons pour la découverte de la forêt de Tronçais. Cette forêt, la plus belle fûtaie de chênes d’Europe, a une superficie de 10.594 hectares (11ème forêt domaniale française).

 

Ancienne propriété des Ducs de Bourbon, elle fut confisquée et remise à la couronne par François 1er en 1528. Depuis cette date, elle appartient à l’Etat.

 

Les essences principales sont le chêne (81 %) le hêtre (10 %) le pin sylvestre (7,5 %)

 

On y trouve 3 étangs domaniaux, 40 arbres remarquables, une soixantaine de fontaines répertoriées.

 

 

  En 1670, Colbert aménage la forêt en vue de la protection du bois de qualité, destiné à la construction de navires pour la marine royale.

 

En 1788, l’industrie métallurgique s’installe au village de Tronçais. Un fer de grande renommée est fabriqué dans les hauts fourneaux chauffés au charbon de bois.

 

En 1824 apparaissent les porcelaineries, dont celle de Couleuvre qui subsistait il y a encore quelques années.

 

Au cours de notre promenade, nous découvrons entre autres, le chêne Carré, le chêne de la Résistance, et la source de la Font Viljot.

Retour aux camping-cars, et direction Le Rond de la Bouteille, où nous déjeunons.

 

 

 

Après-midi : Le Petit Franchesse (Produits laitiers)

 

  

 

A 14 heures nous partons en direction de ROCLES pour découvrir l’exploitation agricole, « Le Petit Franchesse », avec visite commentée des installations. Cette ferme est spécialisée dans la fabrication de fromage de vache frais et affiné, le lait cru et la crème fraîche.

 

Nous dégustons les différents fromages produits, avant de faire des achats.

 

Vers 17 Heures, nous assistons à la traite automatique des 65 vaches (2 traites par jour, de 2H30 chacune)

 

Vers 18 heures, nous quittons cet endroit en direction de Saint-Pourçain-sur- Sioule, afin d’y passer la nuit, sur une partie de l’aire de service qui nous est réservée.

 

 

Equipage Luquin

 

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  Mardi 5 Octobre

 

Matin : Pastillerie de Vichy  

  

Il est 9 heures, une belle journée automnale s’annonce. Nous sommes tous prêts à partir, direction VICHY.

Nous sommes accueillis à la Pastillerie de VICHY, pour une visite commentée du site qui s'appuie essentiellement sur une vidéo; là, nous découvrons le secret de fabrication de la réputée pastille de Vichy.

 

 

Il est 11h30, direction BELLERIVE, nous nous installons sur l’aire des C.C. " Riv-Air Camp " pour le repas de midi. L’endroit est superbe, entièrement équipé (électricité – toilettes – douches- machine à laver, etc.…) : une aire formidable, à recommander.

 

Après-midi : Vichy

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L’après-midi, direction VICHY, pour une visite guidée de la ville. Pour nous éviter une trop longue marche à pied, le patron de l'aire a la gentillesse de nous faire traverser l'Allier en bateau, moment superbe et agréable. Vichy est la 2ème ville du département après Montluçon. Ses habitants sont appelés les VICHYSSOIS, mot francisé du XIXe siècle, car en 1868, on parlait des VICHOIS, ceci en rapport avec le nom occitan de la ville VICHEI. L'agglomération compte 80194 habitants.

                         

   

Nous pouvons admirer les magnifiques parcs ainsi que des constructions originales reflétant les goûts des curistes de la fin du 19ème siècle et de la période précédant la Seconde guerre mondiale.

 

Un repas du soir bien mérité nous attend au restaurant de l’aire " Riv-Air Camp ". Le service et la qualité sont appréciés par l’ensemble des équipages. Une soirée formidable avec beaucoup d’ambiance qui se termine par quelques pas de danse, et la révélation des talents de chanteur lors du KARAOKE.

Merci à Suzanne et Michel

   Philomène et Jean APOSTOL

 

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Mercredi 6 Octobre

 

Matin : Fumage de Saumons 

                                                    

 

Les participants se regroupent sur la zone de La Boucharde, à Brugheas, près de Vichy, pour visiter l’atelier de fumage artisanal du Sichon. Respect des règles d’hygiène oblige, chacun revêt un tablier avec capuche pour entrer dans le laboratoire où sont transformés les saumons en provenance de Norvège, d’Ecosse et d’Irlande et la truite française.

 

Dans cette entreprise de 10 salariés, ce sont 100 tonnes de produits qui sont ainsi transformés chaque année.

 

   

 

C’est avec un grand intérêt que nous assistons  aux opérations de « désarêtage »  de « salage » au sel de Guérande et de fumage à la sciure de bois de hêtre, dans un premier temps, et à la fumée froide, obtenue par frottement d'un morceau de bois sur un galet; cette technique évite de "cuire" le poisson.

 

 

 

 

    S’en est suivie une dégustation des produits avant le passage (pour les intéressés) au magasin de vente.

 

 

 

 

 

Vers 11 heures 30, nous nous dirigeons en direction de MAGNET, pour visiter l’ELECTRODROME.

 

Après-midi : Electrodrome de Magnet

 

Après le déjeuner pris dans nos véhicules sous un soleil radieux, nous sommes accueillis par le président  de l’association  qui, d’emblée,  dément cette information que MAGNET, petit village Bourbonnais, aurait été le premier village électrifié de France. Il s’agit, en fait, d’une expérimentation des possibilités d’usage du courant, auprès des habitants.

 

C’est en 1939 qu’est mise en place une expérience réalisée par le syndicat départemental d’électricité qui avait pour but principal de montrer comment l’électricité mise à disposition des populations rurales pouvait contribuer à l’amélioration des conditions de vie et de travail à la campagne.

Le syndicat mit gratuitement à la disposition des usagers qui le désiraient, des appareils électriques tels que cuisinières, moteurs et des appareils agricoles fonctionnant électriquement.

Au bout d’un an, les usagers pouvaient acheter ces appareils ou les rendre; pendant la durée de l’expérience, ils ne payaient que le courant consommé.

Vu les résultats probants qui ont été pour beaucoup, une révélation, une seconde expérience a été réalisée selon les mêmes critères en 1952, par le centre de distribution EDF de Moulins.

 

 

Excellent pédagogue, monsieur ROUX a poursuivi son exposé par la présentation des premiers matériels électriques agricoles, médicaux et domestiques ménagers qui nous ont transportés au temps de nos grands-parents.

 

 

 

 

 

A l’issue de cette visite, nous nous rendons sur le domaine viticole « Gardien » à Besson pour une étape nocturne.

 

 

 

Annie et Roger Devaux

 

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Jeudi 7 Octobre

 

Matin : Vignoble de Saint-Pourçain

 

Après avoir passé la nuit au " Domaine GARDIEN " chez un viticulteur "France Passion", producteur de Saint-Pourçain (A.O.C.), nous allons nous intéresser à ce vignoble plus connu au Moyen-Age qu'aujourd'hui.

C'est par un beau soleil que nous nous sommes transportés, pédibus, à quelques centaines de mètres dans la vigne d'Olivier Gardien, où celui-ci nous a rejoints pour nous expliquer, en détail, le travail de la vigne: depuis la taille en hiver jusqu'à la vendange du raisin  en septembre qui deviendra plus tard après le pressage, un jus se transformant, grâce à l'art du viticulteur en vin, blanc, rosé,  rouge ou en pétillant blanc ou rosé.

Les explications furent suivies avec attention, par tous les participants. Il s'ensuivit une petite balade dans la vigne, à la recherche de grappes de raisins qui auraient pu échapper à la machine à vendanger

              

  Au retour au Domaine, Olivier nous attendait pour la rituelle dégustation des différents vins de sa production. Quel bonheur, cet élixir qui nous coule délicatement dans la gorge...! Chacun a pu faire sa provision de vins et pétillants. Ainsi s'est terminée cette visite au Domaine Gardien. 

 

 

Après-midi : Musée du Fer à repasser

 

Après avoir pris notre déjeuner, nous repartons  pour Verneuil-en-Bourbonnais, pour la visite du Musée du Lavage et du Repassage. A ce sujet nous avons eu la primeur de découvrir le nouveau Musée, l'ancien étant devenu trop exigu, vu le nombre, toujours grandissant d'objets à exposer

Notre guide a su nous émerveiller et a su communiquer son enthousiasme pour nous intéresser à l'histoire du fer à repasser: Instrument ménager qui a été utilisé dans chaque famille, à toutes les époques et dans le monde entier.

Qu'est-ce qu'un Pressophile ou Siderophile...? C'est le nom donné au collectionneur de fers à repasser. Nous avons pu constater les risques que prenaient  nos inventeurs – et utilisateurs-de l'époque, en chauffant les fers à repasser avec du pétrole et autres matières dangereuses. C'est vrai qu'à l'époque il n'y avait pas de CHST ( Comité d'hygiène et Sécurité du Travail). Heureusement l'électricité est arrivée...!. La visite terminée, après avoir flâné dans ce pittoresque petit village, nous avons repris la route pour Montmarault où des emplacements avaient été réservés, par nos hôtes, sur le parking du Champ de foire, pour y passer la nuit.

Bonne nuit les Petits...

                                                                                équipage Poignard

 

 

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Vendredi 8 Octobre

 

Matin : Centre autoroutier de Montmarault

 

Après une nuit passée sur le champ de foire de Montmarault, nous nous rendons en convoi au niveau de l'échangeur autoroutier. Il nous faut d'abord prendre un ticket, mais nous ne pénétrons pas sur l'autoroute. Nous sommes attendus au niveau du centre d'entretien de la S.A.P.R.R.(Société des Autoroutes Paris/Rhin/Rhône).

Deux services cohabitent dans les mêmes locaux. Ils travaillent en étroite collaboration: la gendarmerie nationale d'une part, le centre d'entretien et de gestion du trafic d'autre part.

Les responsables des deux services nous exposent leurs différentes tâches, avant la visite, en petits groupes, de leurs locaux respectifs, .

La gendarmerie : 6 gradés – 16 gendarmes. Sa fonction principale est d'assurer la surveillance, mélange de prévention et, quand il le faut, de répression, sur un secteur qui déborde largement de l'autoroute elle-même. Elle surveille en particulier la R.C.E.A. (Route Centre Europe/Atlantique) qui est un axe majeur de notre pays, et qui, malheureusement, de par sa structure inadaptée aux milliers de camions quotidiens, est particulièrement accidentogène. Pour cela, elle dispose de quatre motos, d'une voiture banalisée sans oublier les radars portables ou embarqués.

Les gens de la S.A.P.R.R.(environ un emploi par km), sont responsables de l'entretien (tonte, élagage, déneigement), mais aussi de l'aide aux automobilistes par le biais de patrouilleurs qui travaillent 24h/24, 7jours/7. Le tout est coordonné par un P.C. informatisé, doté d'écrans retransmettant ce que les caméras placées à des endroits judicieux du parcours détectent.

Après un sympathique apéritif (sans alcool) nous repartons. Beaucoup se disent que l'autoroute est chère certes, mais que la sécurité n'a pas de prix, et nous repassons le péage en rendant notre ticket d'entrée pour toute contribution.

 

                                                                

                                                                                                                        Equipage

 

Après-midi : Exposition "Trésors fossiles"

 

Il y a 300 millions d’années le bassin de Commentry était couvert d’immenses forêts équatoriales.

La formation des couches de charbon contenant des fossiles est due à l’accumulation de débris végétaux, à l’abri de l’air, grâce aux sédiments qui les ont recouverts. Cette période géologique est baptisée "carbonifère".

Vers 1880, les mines de charbon ont été exploitées, essentiellement à ciel ouvert. Les ingénieurs Mony et Fayol ont été passionnés par les fossiles dégagés par les mineurs.

Meganeura, la libellule géante, la plus grosse du monde connue à ce jour, (72 cm d'envergure) sera envoyée au Muséum. Elle y restera jusqu'à ce retour exceptionnel à Commentry. Elle est devenue l’emblème de la ville.

L'empreinte est belle; malheureusement, le coup de pioche du mineur qui l'a extraite, gêne un peu sa lisibilité. D'autres empreintes de végétaux et d'animaux complètent cette exposition.

L’exploitation minière prend fin en 1961.

 

                                                                         Sylvie Thomassey

 

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Samedi 9 Octobre

 

Matin : Hérisson : village médiéval

 

 

Après une excellente nuit passée sous les platanes, au bord de l’Aumance, charmante petite rivière qui enserre cette jolie petite cité médiévale, nous partons sous un radieux soleil, visiter le château et la ville, en compagnie d’une agréable et très érudite jeune femme.

 

 

La cité de Hérisson est dominée par deux tours et un donjon qui appartiennent aux restes d’un château construit au XIème siècle; nous sommes entrés dans cette forteresse abandonnée en suivant les explications sur les différentes parties du château illustrées par des anecdotes sur la vie à cette époque. Les différentes transformations qui ont émaillé l'histoire de cet édifice furent mises en évidence

Puis, toujours sous le soleil, nous avons découvert la ville qui se blottit au pied de cette forteresse. De nombreuses maisons sont en pierres de taille, récupérées sur le château lui-même qui servit de "carrière". Nous avons emprunté des rues étroites serpentant entre des maisons qui ont gardé leur cachet médiéval, avec leurs fenêtres à meneaux, leurs portes étroites. Nous avons aussi découvert un charmant patio qui était à cette époque le seul lieu ouvert sur l’extérieur; plusieurs familles vivaient là. Nous avons admiré le clocher, seul vestige de la Collégiale St-Sauveur, nous avons découvert la maison Mousse avec son imposante façade médiévale du XVème siècle. Elle n’est ouverte au public qu’occasionnellement. Puis nous avons écouté l’histoire de deux portes fortifiées qui gardaient la ville.

Les plus courageux sont allés ensuite (à pied) visiter l'église de Châteloy qui avait été ouverte pour l’occasion; construite sur un éperon rocheux, elle domine la vallée de l'Aumance; l'intérieur est décoré de fresques murales récemment découvertes et restaurées.

 

Après-midi : Assemblée générale et soirée festive

 

A midi, départ pour la ferme de la Vauvre, lieu où se déroulera l’Assemblée Générale de notre club (lire le compte-rendu A.G. par ailleurs.)

Le soir, après cette après-midi très tendue, nous prenons un apéritif "maison", à l’extérieur, tellement le temps est doux et agréable; il est égayé par un groupe de musiciens traditionnels du Bourbonnais. Un excellent repas concocté par l’équipe de cette ferme-auberge, puis quelques pas de danse clôturent cette soirée.

                                                                                   

 

                                                                                              Edith Morlot.

 

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Dimanche 10 Octobre

 

Matin : Musée des Maquettes animées

 

  

 

Ce matin, le coq a lancé son cocorico à 7H20. Comme cela tombe bien, les plus courageux peuvent aller chercher leur commande de viennoiseries à partir de 7H30 !

Cette journée sera consacrée à un retour sur la vie quotidienne d’autrefois.

14 équipages ont choisi de se rendre à Vallon-en-Sully, ce matin, pour la visite du Musée « Pierre Cognet », Musée de Maquettes animées.

(Pierre COGNET était imprimeur à Montluçon. Il eut l'idée de se lancer dans la réalisation de ces maquettes, grâce à une ancienne gravure accrochée au mur des locaux de l'imprimerie.) 

Au Musée, nous sommes accueillis par 3 charmantes personnes dont Mme Cognet. Elle nous explique, avec tout son cœur, les réalisations et la passion de son défunt mari. Nous voilà entraînés dans des temps révolus et voyons revivre des métiers disparus, des scènes de vie d’autrefois. Les maquettes, à l’échelle 1/8ème sont toutes animées à l’exception de 2. Les mécanismes d’animation, les détails valent le coup d’œil.

Nous visitons ainsi le chantier des "scieurs de long", le "maréchal –ferrant", le "charron", le "café de la place" (avec une figuration de personnages ayant réellement existé, s’il vous plaît !), les "lavandières", le "fournil" (avec un mitron qui pourrait bien se voir licencié s’il continue à mettre le pain à côté du panier, à moins qu’on ne lui réapprenne son travail !!!) et d’autres encore…il y en a 16 en tout.

 

 

 

  

 

Repas de midi, promenade libre le long du canal et c’est déjà l’heure de poursuivre quelques kilomètres plus loin, où nous sommes attendus au Musée du Canal, à Magnette, commune d’Audes.

 

 

           Après-midi : Musée du Canal de Berry

 

On y découvre un riche fond documentaire : des outils, des peintures, des maquettes mais aussi des portes d’écluses ainsi que deux authentiques péniches ayant navigué sur le canal au temps de son activité. Tout cela relate la vie et le métier des mariniers, éclusiers et  cantonniers.

Le décret impérial du 16 novembre 1807 décide : Le "Cher sera rendu navigable en suivant son cours actuel au moyen d'une ou plusieurs dérivations depuis Montluçon jusqu'à son confluent avec la Loire".

Mais c’est un canal latéral au Cher qui est décidé, en raison de l'importance et de la fréquence des crues et des périodes de sécheresse. La construction a été réalisée entre 1808 et 1840, utilisant comme premiers ouvriers des prisonniers espagnols.

Un peu plus tard, un prolongement jusqu'à Marseilles-les-Aubigny permettra de rejoindre le canal du Centre (ce prolongement est une partie du canal latéral à la Loire).

Le Canal de Berry est le canal le plus étroit de France.

En s’inspirant du modèle britannique, le choix d’un petit gabarit a été dicté par la faiblesse des ressources en eau de la région de Sancoins, point culminant du canal. Cela a entraîné la conception de bateaux spécialement adaptés à ce canal .

La navigation utilisait chevaux, mulets et ânes pour tracter les péniches appelées "flûtes", "Berry" ou encore "molussons". Le trafic a augmenté jusqu'à plus de 1000 péniches par an et 570 000 tonnes (apogée en 1873- 1920]). Il a été utilisé jusqu’en 1945.

D'abord appelé "canal du Cher", puis "canal du duc de Berry" il prend le nom de "canal de Berry" en 1830.

 

  

Le soir, tout le monde se retrouve à Venas. Pour des raisons de risques d'instabilité du terrain liée à l'humidité, nous sommes obligés de nous entasser un peu...!

 

                                                                          A. Bardoux

 

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Lundi 11 Octobre

 

Matin : la Maison " Couleur du temps"  

 

  

Le groupe doit se scinder en trois pour aller visiter, à tour de rôle, la « Maison couleur du temps » de l’artiste CHOP. L’ordre de sortie du jardin de Suzanne et Michel MATHIAUD s’impose naturellement, car nos 15 camping-cars sont imbriqués bien serrés, comme les morceaux dans une tranche de jambon persillé (coûtant près d’un million d’euros la tranche !).

             

      

Durant la visite, le choc n’est pas seulement visuel (toutes les surfaces, maison et meubles, sont peintes), mais aussi auditif. En effet, CHOP est un excellent conteur qui sait parfaitement captiver son auditoire. Tour à tour grandiloquent, puis poétique « l’armée flamboyante de l’automne », ou humoristique « j’attaque sauvagement à l’opinel ces infortunés légumes », ce « Paganini de la scie sauteuse » comme il se qualifie, nous a régalés de son discours pendant plus d’une heure.

       

 

           

 

Il parle, dans un savant mélange, de ses œuvres, de sa philosophie, de son art de vivre où le rêve cohabite très bien avec le concret, et le tout est entrelardé de savoureuses anecdotes sur lui-même ou ses amis. Derrière sa « fantasmagorie », il faut comprendre qu’il y a beaucoup de technique et de savoir faire artistique, en peinture, en photographie, mais aussi en mise en scène de l’ensemble.

            Visite à déguster avec gourmandise, à l’image des bons vins que CHOP apprécie visiblement.

Après-midi : La Cité de l'Or

  

Mais oui, SAINT-AMAND-MONTROND, paisible ville moyenne du CHER, possède une particularité peu connue : une école de métier d’art (Bijouterie Joaillerie) réputée. C’est donc assez naturellement que la ville s’est dotée récemment d’une « CITE DE L’OR ». Un bâtiment moderne, en forme de pyramide (inca ?), abrite un musée de tout ce qui touche au mythique métal.

            L’accent est bien entendu mis sur les techniques et savoir faire de la bijouterie : création, travail du métal, évolution des goûts, etc... La spécialité locale, les bijoux en or creux, est largement détaillée.

            Inutile de préciser que nos épouses préférées se sont plus penchées sur les collections de bijoux joliment présentés, que sur les techniques minières d’extraction, ou les applications spatiales, par exemple… Le point d’orgue de la visite fut la fonte, puis la coulée, d’un lingot d’or couleur « champagne » devant les yeux éblouis de l’assistance. Il est vrai que, d’après les derniers « fixing » de la barre d’or à LONDRES, ce tout petit lingot de 500g représentait à peu près 15 000 €.

            A la fin de la visite, le passage par la boutique du musée fut un moment d’angoisse justifiée pour les maris. En effet, l’attrait que le précieux métal exerce sur la gent féminine est bien connu.Un proverbe arabe ne dit-il pas : « lorsque la porte de l’amour est fermée, passe par celle de l’or… »

 

Soirée

            Un dîner collectif rassembla le groupe à la ferme Le JACQUIN, durant lequel les liens d’amitié se recollèrent à la bave d’escargots, et au petit blanc de VENESMES.

 

 

                                                                                               Yves BEAUX

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Mardi 12 Octobre

 

Matin : Visite de l'Elevage d'escargots

 

 

-         Qu’est-ce qu’un héliciculteur ?

-         Un collectionneur d’avions à hélice, répondit Toto!

-         Mais non ! Grand bêta, c’est un éleveur d’escargots.

Tout, tout je vous dirai tout sur l’escargot.

L’escargot de Bourgogne «hélix Ponacia»

Le P’tit gris «hélix Aspersa».

Le Gros gris «hélix Aspersa Maxima»

L’Achatine originaire des îles françaises

L’hélix Lucornum d’origine turque

Tout, tout vous saurez sur l’escargot.

 

      25 à 30000 tonnes d’escargots sont commercialisées par an en France (beaucoup proviennent d’importation).

      250 à 300 tonnes sont produites par les 150 à 300 éleveurs d’escargots français. Ils se sont formés dans un des 4 lycées agricoles spécialisés.

      Certains ne font que de la reproduction, ils vendent les œufs à des éleveurs. D’autres élèvent uniquement, puis vendent leur production à un transformateur. Enfin, comme nous l’avons vu au Domaine " La Madeleine " à Chambon, les escargots peuvent être produits, élevés et transformés à la ferme.

                            

      L’escargot de Bourgogne (hélix Ponacia), produit en Europe, demande 2 à 3 ans d’élevage.

      Le Petit Gris (hélix aspersa) qui pèse de 10 à 20g est élevé dans le Sud de la France.

      Le Gros Gris (hélix aspersa Maxima) porte bien son nom; il pèse 20 à 30g et est élevé en région Centre. Sa croissance est rapide, il arrive à maturité en 4 à 5 mois.

 

      Soyez attentif à l’emballage et à l’étiquette :

      - L’achatine « escargots d’origine des îles françaises est vendu uniquement en boîte métallique.

      - Et si vous lisez sur l’étiquette  " hélix Lucorum ", il s’agit d’escargots d’origine turque.

 

     

   

L’escargot ne voit pas, ses quatre antennes lui servent à percevoir la lumière et les odeurs, elles lui permettent aussi de se diriger. Grâce à sa langue râpeuse, il peut recueillir le calcaire, le petit trou situé sur le côté de la coquille lui sert de poumon et d’anus.

 

      L’escargot est arrivé à maturité lorsque sa coquille est bordée.

      Ils sont ramassés en Septembre (le passage des grues est un signe annonciateur du froid).Mis en hibernation dans une chambre à 4°, ils forment un opercule et vivent 6 à 7 mois sans nourriture.

      En Février, ils sont placés dans les chambres de reproduction (l’atmosphère est contrôlée : température, lumière, hygrométrie).

      Les escargots sont hermaphrodites, le sexe est situé près de la tête, mais ils ne s’accouplent que lorsqu’ils sont matures et en phase mâle. L’accouplement dure environ 15 heures, la fécondation est de 8 à 20 jours.

 

   

 Le P’tit Gris fait ensuite un trou de 6 à 7 cm de profondeur et pond pendant 10 à 15 heures de 80 à 150 œufs.

      Les œufs seront mis en incubation dans une chambre à 20° pendant 21 jours.

 

      Un escargot peut vivre de 8 à 10 ans, pour éviter la dégénérescence, les géniteurs sont remplacés tous les ans.

      En attendant la mise en extérieur et pendant la période de reproduction, l’alimentation est à base de blé, d'orge, de maïs et de calcaire.

      La mise en parc ne se fera qu’après l’arrivée des hirondelles. Ils se nourriront de trèfle blanc, avec un complément à base de calcaire et se protègeront sous des planches. L’arrosage tous les soirs apportera l’humidité nécessaire.

 

      Le parasite principal est l’araignée rouge et les prédateurs sont nombreux : hérissons, merles, musaraignes, rats. Il craint la chaleur et la grêle.

 

Transformation :

-         Jeûne sur un fond grillagé pendant 15 jours.

-         Ebouillanté 2 à 3 mn.

-         Retrait de l’organe génital et de l'intestin.

-         Mise dans le sel pour le nettoyage.

-         Rinçage.

-         Mise au sel.

-         Rinçage.

-         Blanchiment.

-         Cuisson ou congélation.

-         Préparation pour plat cuisiné.

 

      Les escargots préparés sous vide peuvent être conservés 21 jours au frigo ou 6 mois au congélateur.

 

Fricassée d’escargots aux pâtes fraîches :

-         Faire revenir les champignons des bois.

-         Ajouter les escargots, ail, persil, échalotes et la crème.

-         Incorporer aux pâtes fraîches.

 

      Bonne lecture et bon appétit.                                                 Claude Riant

 

 

 

En cette fin de matinée ensoleillée, Aimery de Rochechouart, Marquis de Mortemart, nous a réservé une sympathique surprise : il a autorisé le stationnement de nos camping-cars au pied de son château. Ceci nous permettra de déjeuner dans un cadre exceptionnel.

           

   

  Après-midi : Meillant

 

L'après-midi sera consacrée à la visite guidée de cet ensemble magnifiquement meublé, merveille de l'architecture gothique flamboyant. Roger pourra même expérimenter le carcan qui le clouera au pilori.

 

 

 

La visite du parc et de bâtiments annexes clôturera l'après-midi.

            Dernier détail : vous pouvez louer la salle à manger et la salle d'armes pour vos réceptions...

 

                                                                                                                                    M. Mathiaud

 

 

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Mercredi 13 Octobre

 

La Porcelainerie Pillivuyt 

  

Après une nuit calme, les 11 CC sont opérationnels pour la visite de l'usine PILLIVUYT,où nous découvrons la fabrication de la porcelaine du Berry.

Deux groupes se forment, accompagnés d'une guide qui commence par un bref historique: L'usine est fondée en 1818, le site ouvre en 1854, 1000 personnes y travaillent alors.

En 2010, dès que l'on rentre dans les ateliers, une impression d'ambiance familiale se dégage. Nous pouvons converser avec les employés, au nombre de 270 aujourd'hui. Ils nous dévoilent avec plaisir leur travail méticuleux, adroitement réalisé, commandé par de prestigieux clients. C'est surprenant de voir comment les motifs et les couleurs sont réalisés sur la porcelaine. Petite anecdote, deux chats tiennent compagnie aux ouvrières.

Nous découvrons une usine calme, mais opérationnelle : la production est principalement destinée aux restaurants, et à l'Export (Pays Scandinaves entre autres).

Notre groupe est très attentif à tout ce savoir-faire

 

Je pourrais vous raconter plus de secrets sur la fabrication de cette porcelaine. Mais, je pense que vous aurez le plaisir de découvrir cette merveille, lorsque vous passerez dans le BERRY, à Mehun-sur-YEVRE.

 

Un invité de marque nous a précédés; Nicolas SARKOZY est venu visiter l'entreprise, le 26 Février 2007.

 

Après 2h15 d'explications, nous passons au plaisir des femmes : le Magasin où nous pouvons dépenser quelques Euros.

 

Chantal DUBREUIL

Après-midi

 

Cette Post-AG se termine à Bourges, où, d'un commun accord, tout le monde se retrouve dans le petit train touristique qui permettra à chacun d'avoir un aperçu de cette ville médiévale, avant d'y revenir, peut-être, pour une visite plus approfondie.